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-911 VERSUS 110- (début 1970 le vrai duel) 11 mai, 2008

Posté par P7R dans : Histoire,Technique , ajouter un commentaire

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 Au début des années soixante dix, alors que  la société Alpine était en train de tourner la page de la berlinette avec le lancement et le développement de la remplacante la A310, on peut se demander si le rêve de Jean Rédélé, à savoir faire une Porsche à la Française ne s’était pas déjà réalisé en quelque sorte quand on compare 2 modèles produits en cette période, la Porsche 911T et la A110 1600S, des voitures à la philosophie trés proche, avec des puissances comparables, dans la même gamme de prix (raison pour laquelle il n’est pas fait allusion à la 911S plus puissante et plus chère). Ayant eu le privilège de conduire ces 2 modèles et à la suite d’une rencontre inopinée au détour d’un chemin à VTT avec cette belle 911T couleur bleu électrique il m’est venu à l’idée de faire un comparatif, en comparant ce qui peut l’être.

Descriptif :

Porsche 911T (année 1972) : Coupé 2 places +2, carrosserie en tôle, moteur 6 cylindres à plat de 2.2l monté en postion arrière, alimentation par carburateurs, 2 arbres à cames en tête, refroidissement à air. Puissance 130CV DIN. Boite de vitesse : 5 synchronisées. 4 freins à disques. Suspension à roues indépendantes.Direction à vis et galets. Vitesse maximum 210 km/h, 1000m DA : 30 s. Poids : 1000 kgs. Rapport poids/puissance : 7.69. Prix en 1973 : 39900 Frs. Cote actuelle : 32000 euros.

A110 1600S (année 1972) : Berlinette 2 places, carrosserie en plastique avec chassis-poutre, moteur 4 cylindres en ligne de 1.6l monté en position arrière, alimentation par 2 carburateurs double-corps, 1 arbre à cames avec culbuteurs, refroidissement à eau. Puissance : 126 CV DIN. Boite de vitesse : 5 synchronisées. 4 freins à disques. Suspension à roues indépendantes. Direction à crémaillère. Vitesse maximum : 215 km/h. 1000m DA : 29.5 s.Poids : 715kgs. Rapport poids/puissance :5.67. Prix en 1973 : 38500 Frs. Cote actuelle : 45000 euros

Essai :

J’ai eu le privilège de conduire longuement ces 2 voitures concurrentes, dont des modèles plus affutés se confrontaient à longueur d’année dans les grands rallyes aux mains des Vic Elford, Gérard Larousse, Jean Vinatier, Jean-Claude Andruet,Jean-Pierre Nicolas, Jean-Luc Thérier et autres Bernard Darniche.

Quand on entre dans une Porsche cela respire le cossu, avec une finition austère faite pour durer comme le tableau de bord avec son gros compte-tours en position centrale (position immuable pendant des années) et la clé de contact à gauche ! L’accés est trés facile et on s’asseoit dans des sièges à la fermeté toute germanique.

Pour faire la même opération dans une berlinette,il faut patience et souplesse mais une fois calé et sanglé dans le baquet on sent faire corps avec la machine La finition fait un peu bricolo avec récupération des pièces dans le jeu de Mécano de la Régie ; mais le tableau de bord est très complet.

C’est le rapport poids:puissance et le système de direction qui typent le mieux ces 2 légendes sportives. La direction de la 911 téléphone mal les défauts de la chaussée et on a une sensation de flottement, mais avec l’habitude on se crispe pas , on laisse faire et cela passe dans les grandes courbes et même dans les épingles si on prend la précaution de bien faire un contre appel avant de balancer. Les freins comme toujours chez Porsche sont impressionnants de puissance même si dans les logues descentes de cols ils perdent peu à peu du mordant. La direction de la berlinette rend la conduite en montagne diabolique avec sa précision et la légèreté de la voiture, légèreté qui permet de compenser des freins moins puissants mais plus endurants. Comme on l’a vu les performances sont trés proches même s’il y a un léger avantage à la Princesse de Dieppe grâce à un rapport poids puissance beaucoup plus favorable.

Et le plaisir bordel ? infini dans l’une comme l’autre avec des moteurs qui monte joyeusement dans les tours, bruit métalique caractéristique de la fille de Stuttgart, grondement et sons des Weber pour la Dieppoise. Et le plus dingue c’est que 35 ans plus tard le plaisir est toujours le même quand on pilote ces 2 légendes, en méditant sur le paradoxe suivant : aujourd’hui Porsche a pris le contrôle de sa maison mère Volkswagen, alors que Renault a laissé mourir sa fille adultérine et mal aimée Alpine. Et si on ajoute que le Grand Ayatollah responsable de ce gachis est un éminent représentant de cette élite énarco-suffisante qui gouverne la France depuis un demi siècle on a du souci à se faire.

 

 

dsc01746.jpg 6 cylindres à plat refroidis par air en porte à faux arrière.

 coupedesalpes2006064.jpg 4 cylindres en ligne refroidis par eau en porte à faux arrière.

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