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UNE BERLINETTE ET QUELQUES DAMES (un sujet époustouflant) 29 mai, 2008

Posté par P7R dans : Récits , trackback

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Les jolies filles et les berlinettes vont bien ensembles.

 

Des Neyret’s girls de l’Ecurie Aseptogyl à Michèle Mouton qui s’est fait connaître en jouant dans la cour des hommes avec sa 1600S il y a eu toujours un lien fort entre les Alpine et les Femmes. Ici plus modestement, en tenant compte du fait que je concubine avec Jaune Vanille depuis 34 ans, que  je suis marié avec la même Dame depuis 20 ans, n’importe quel détective en herbe tel un Hercule Poirot de sous-préfecture pourra en déduire qu’il y a eu auparavant 14 ans avec une berlinette, sans …et avec dames de coeur. Il est donc intéressant à travers ces liaisons, et ici je ne veux pas évoquer la partie intime qui me concerne, mais la liaison entre ma Jaune Vanille et ces Dames qui m’ont accompagné un certain temps.

Note de l’auteur : Ce sujet qui me semblait « époustouflant » au départ est devenu par la force des souvenirs qui remontent « brulant » et me laisse sinon désemparé du moins fort prudent dans la manière d’aborder le dit sujet. Alors je réfléchis, je cogite, un pied en avant, le même en arrière ce qui est la meilleure manière de faire du surplace qu’on ait trouvé. Bref tout cela est au point mort, d’autant que je vais abandonner le blog une quinzaine de jours pour cause de Coupe des Alpes.

Et retour de la Coupe des Alpes, le temps me manque encore plus avant les vacances pour aboutir à l’écriture de cet article sur Jaune Vanille et quelques dames qui ont partagé notre vie. Alors patience cela sera pour la rentrée en septembre.

Mais Ordre + contre-ordre = bordel alors finalement avant de partir je me décide à cracher quelques aspects des relations entre ma berlinette et quelques dames, et soyons modestes en nous cantonnant à n’évoquer que le souvenir de celles qui ont eu le privilège de conduire Jaune Vanille.

Quand je regarde dans le rétro je me demande si finalement ma vie amoureuse n’a pas vraiment commencé avec l’arrivée de la berlinette dans mon existence, sans doute car j’étais bourré de complexes, me trouvant gros et trop timide pour emballer. Comme une berlinette cela se mérite j’ai  donc perdu une vingtaine de kilos et l’équation sveltesse + berlinette = nanas s’est vérifiée au delà de mes espérances.

Je ne parlerais point de ma première berlinette, la 1600S blanc gardénia de 1972 car les quelques dames de cette période n’ont pas eu le privilège de la conduire et venons en tout de suite à Jaune Vanille qui entre en mes mains en avril 1974 et tout de suite après je rencontre Lauren, une brune aux formes androgynes, possédant une vague ressemblance avec Jean Seberg avec ses cheveux coupés très courts et son jean étroit moulant son fessier de garçon,  ayant hérité de ses parents l’amour du cinéma et un prénom en hommage à Lauren Bacall. La première rencontre m’avait frappé la rétine car elle pilotait une Jaguar XK120 accompagné de son mari et d’un bobtail créant dans ma rétine une image fantasmatique. Et quelques années plus tard après la vente de la Jag et un divorce (l’un et l’autre coulant sans doute de source) je la retrouvai avec plaisir et elle le volant de la berlinette beaucoup plus joueur que celui de la Jag. Elle a en particulier sur un parcours Paris-Cannes piloté la berlinette attelé avec le Flying-Dutchman pour me relayer et cela prouve une certaine inconscience de ma part et un joli coup de volant de la sieuse Lauren. En tout cas elle aimait le cinéma et elle voulait vivre « Jules et Jim » en se partageant entre Dieter et moi, comme dans le film de François Truffaut, sauf que je n’étais pas Jules, que Dieter n’était pas Jim et qu’il n’y avait pas un conflit mondial stupide pour nous réunir dans l’amour d’une seule femme. Et puis Dieter était à fond Opel Kadett Rallye et moi A110 cela ne pouvait effectivement pas fonctionner.

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Lauren prend la photo avant de se mettre au volant de Jaune Vanille (avril 1974)

Dame Corinne avait 20 ans, était mince, brune avec des cheveux tombant sur ses épaules, vivait à Saigon en avril 1975 quand son père l’a embarqué dans l’un des derniers avions avant l’arrivée des troupes communistes et elle s’est retrouvée chez son frère Jean-Marie, mon ami Jean-Marie, donc mon voisin puisque depuis 50 ans notre relation est basée sur une saine équation, il est mon monsieur « immobilier » , je suis son monsieur « mécanique ». Elle pilotait fort bien la berlinette et nous avons fait de nombreux voyages ensemble et puis elle me l’a emprunté de plus en plus souvent. Comme elle travaillait dans le cinéma, à l’occasion d’un Festival de Cannes elle est partie avec Jaune Vanille pendant 8 jours…et je n’ai pas eu de nouvelles pendant un mois. Angoisse existentielle jusqu’à ce coup de téléphone salvateur de l’aéroport m ‘indiquant l’endroit où était garée Jaune Vanille avec la clé sous la moquette et m’annonçant son départ pour San Francisco avec le nouvel amour de sa vie un américain rencontré sur le Festival…et qui avait été conquis par la conductrice et sa voiture !!! Ce jour là je me suis senti doublement koku.

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Dame Corinne une brune au sourire ravageur.(aout 1977)

Dame Nicole avait 25 ans, les cheveux courts, les yeux bleus et elle pilotait une Honda 500 Four, et comme je roulai sur une Honda CBX 1000 6 cylindres c’est sans doute la moto qui nous a réunis au début. Puis quand elle a connu l’existence de Jaune Vanille elle a passé le permis et le jour où elle l’a eu par bravade elle m’a dit : « j’ai le permis, passes moi la clé de ta berlinette » et j’ai accepté et pour ses premiers tours de roue elle a fait l’Etoile et l’avenue des Champs Elysées. J’ai le souvenir d’un voyage d’hiver pour nous rendre avec le FD à Palamos en Espagne et d’avoir été bloqué dans la neige dans les Cévennes chez l’ami Daniel. Puis le retour de Palamos par Bordeaux où nous avions récupéré sa fille Chrystèle et un  nounours aussi grand qu’elle les deux installés sur les sièges arrières justifiant l’appellation de 2+2 pour une berlinette. Par la suite Dame Nicole a acheté une R5Alpine qui était une vraie petite bombe avec son moteur joyeux dans les tours, et très endurant . Je me souviens d’un long voyage Paris-Tunnel du Mont-Blanc-vallée du Pô et Gênes pour récupérer un FD tout neuf, aller faire les régates olympiques d’Hyères et retour à Paris. J’ai vaguement souvenir qu’elle m’a quitté pour un gars qui roulait en Ducati, ce qui prouve qu’une berlinette n’est tout de même pas une garantie absolue.Il se trouve que la dite Dame roule désormais en Anglaise-qui-ne-fuit-pas et qu’elle est désormais une lectrice assidue du Blog de JV.

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Dame Nicole et ci-dessous Jaune Vanille et le FD coincé dans la neige chez l’ami Daniel dans les Cévennes.

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La dernière Dame Anne-Marie a une qualité la constance car cela dure depuis 20 ans même si elle ne peut s’empêcher d’une certaine jalousie à l’égard de Jaune Vanille qui la précède de nombreuses années. Tout a commençé lors d’un week-end moto en Alsace avec deux jeunes camarades Alain (c’est l’équipier de la dernière Coupe des Alpes) et Detlev (devenu depuis le PDG de Porsche France) et le soir à l’hotel où il ne restait plus que deux chambres. Pour des raisons que la raison ignore et qui dans mon esprit était le seul souci de sécurité elle a choisi le plus ancien des 3 cavaliers donc à priori le plus gentleman. Mais dans le monde des Alpine  si elle a apprécié en son temps la berlinette, sa préférée est la A310 V6 de1979, achetée par hasard à la suite d’une conversation de bar, voiture qu’elle a piloté avec beaucoup de plaisir et que j’ai fait l’erreur de vendre pour acheter la A610 Turbo qui est devenue aussi la préférence de la Dame ; elle aime à la piloter sauf sous la pluie à cause de la brutalité du turbo.

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Dame Anne-Marie se reposant sur l’épaule de son pilote.

Mais les deux  »drôles » que nous avons eus Pierre et Lee-Aurore sont encore en age d’apprécier le « confort » des 2 baquets arrières et sont toujours partants pour aller faire un tour de berlinette.

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Moralité, il n’y a pas antinomie entre les belles dames et la berlinette même si des esprits chagrins peuvent arguer de l’absence de coffre pour les bagages de la dame, car le plaisr est ailleurs et toutes celles qui ont piloté Jaune Vanille en ont gardé le souvenir à tout jamais, à défaut de celui de son propriétaire, mais sic transit gloria mundi.

 

 

 

Commentaires»

  1. Je suis une Femme A47 ! et Fan Fan de la BERLINETTE A110

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