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MERCEDES 280 SE / CITROEN SM MASERATI 4 août, 2008

Posté par P7R dans : Histoire,Technique , 4 commentaires

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Ces deux voitures de haut de gamme ont été conçues à la même époque, juste avant le  choc pétrolier  marquant la fin des « Trente glorieuses », l’une a été une réussite commerciale, l’autre a connu un bide relatif qui a participé à la déconfiture de la marque aux chevrons, mais leur prix et leurs prestations devaient attirer une clientèle désireuse de performances dans le plus grand confort. Et comme j’ai la chance en ce moment d’avoir ces 2 modèles sous mon toit et de rouler avec il m’a semblé instructif 35 ans après de me faire un petit comparatif. Attachez vos ceintures.

Présentation générale :

Ces 2 voitures se présentent comme du haut de gamme et s’adressent à une clientèle cossue qui aime à voyager vite et en toute sécurité.

La Mercedes 280SE présente une ligne classique en 3 volumes, 4 portes, moteur en position avant et propulsion, rien que du classique avec une qualité de finition irréprochable  (à part le coté « bonjour tristesse ») tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Le modèle présenté ici est totalement dans son jus et il semblerait que le ravage des ans soit passé à coté.

La Citroen SM, grand coupé GT, avait une ligne à couper le souffle lors de sa présentation, avec ce long capot digne d’une piste d’aterrissage, sa grande verrière abritant 6 phares et un arrière fuyant, le tout donnant une impression de pénétration dans l’air sans effort avec  bien sûr un motorisation traction avant, la plus puissante en son temps pour ce type de motorisation. Par contre ce modèle a moins bien vieilli et a nécessité une restauration carosserie il y a une quinzaine d’années.

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sur ces 2 vues on distingue bien les oppositions de style.

Motorisation et performances :

Un moteur 6 cylindres en ligne de 2700cm3 en position avant avec injection électronique développant 185CV DIN à 6000 tours/minutes, accouplé à une boite automatique pour la Mercedes 280SE.

Un moteur V6 d’origine Maserati de 2700cm3(en 1968 pendant que certains cherchaient la plage sous les pavés Citroen était devenue propriétaire de Maserati et avait commandé à l’ingénieur Alfieri ce moteur V6) en position avant, alimentation par 3 carburateurs double corps Weber, 170 CV DIN à 6200 tours/minute, accouplé à une boite 5 vitesses manuelle.

Le poids (1450 kgs pour la SM,  1620 kgs pour la Mercedes) et l’aérodynamisme expliquent que malgré une motorisation moins puissante  la Citroen soit beaucoup plus rapide (220km/h) que l’allemande (195 km/h) et ces performances permettent aux 2 voitures d’être toujours à l’aise dans le trafic actuel.

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Sous le capot de l’allemande c’est la rigueur, la simplicité, la fonctionnalité ; dans la SM cela fait un peu « usine à gaz ».

A l’intérieur :

Cela respire le luxe, le calme et la volupté avec du cuir.

Cuir noir, sièges profonds, véritable 4 places (les passagers arrières ont vraiment de la place pour étendre les jambes) coffre généreux pour les bagages de madame, tableau de bord austère mais complet, pas de surprise on est vraiment dans une Mercedes.

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4  places confortables, un coffre spacieux, un environnement austère.

A bord de la SM curieusement l’ambiance est plus « rock and roll » et tranche avec les habitudes de l’époque avec un tableau de bord très futuriste comprenant la plupart des instruments et une centrale d’alerte pour surveiller les fonctions vitales, et un volant de petit diamètre ; mais c’est une 2+2 et les passagers arrières même s’ils disposent de sièges confortables, ne doivent pas avoir les jambes trop longues. Quand au coffre avec la roue de secours surnommée « le pouf marocain » il faut que Madame fasse des efforts de sélection dans sa garde-robe.

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Petit volant, 3 cadrans sous les yeux, levier de vitesses tombant bien sous la main, sièges arrières confortables mais justes pour les grandes jambes et un coffre déjà encombré.

Sur la route :

Il n’y a pas de surprise particulière quand on s’installe  au volant de très grand diamètre de la Mercedes et on trouve rapidement la bonne position grâce au réglage du siège en vertical comme en horizontal. Un tour de clé et par la magie de l’injection le moteur démarre à la première sollicitation, d’ailleurs avec la très bonne insonorisation on l’entend à peine. Position D la voiture s’élance tranquillement et n’a aucun problème dans le trafic actuel d’autant que ses extrêmités sont faciles à visualiser. Accélérateur à fond, on n’entend pas le moteur rugir mais la poussée est très sensible pour une berline de ce poids ; en ligne droite les 4 freins à disque avec assitance ralentissent vigoureusement mais à la première courbe il y a un rappel à l’ordre avec une direction assistée qui a du mal à transmettre les réactions des trains roulants. On a compris cette voiture n’est pas faite pour attaquer et paradoxalement se trouve désormais fort à l’aise dans les conditions actuellles de limitation de vitesse car à 130 km/h le moteur ronronne gentiment et la consommation reste raisonnable (11l au 100).On a le sentiment rassurant de pouvoir traverser le continent en toute tranquillité.

Changement radical avec la SM sur laquelle toutes les fonctions dynamiques (suspension, freinage, direction) sont gérées par l’hydraulique . C’est la direction qui est ce qui surprend le plus avec un petit volant et une assistance inversement proportionnelle à la vitesse (DIRAVI) et rappel automatique. Au début c’est effectivement très surprenant mais rapidement le petit volant permet une sureté de trajectoire et même de balancer ce gros coupé dans des virages très serrés, les roues avant taillent la route et l’arrière suit sans souci…le tout dans un confort incroyable. Mais c’est dans les conditions extrêmes, pluie, grand vent latéral, ou même neige que la SM a été et reste encore la reine de la route.Un petit mot à propos du démarrage : surtout jamais de starter, après contact laisser la pompe électrique gaver les 3 gros double corps Weber puis démarrer avec des petits coups d’accélérateur. Bien surveiller le compte-tours car le moteur grimpe dans les tours et atteint rapidement la limite autorisée dans un sympathique rugissement. Question consommation c’est politiquement incorrect, toutefois comme pour la Mercedes en respectant la limitation on se trouve à 10/11l au 100.

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Conclusion (toute provisoire) :

Ces 2 belles autos représentatives de la technologie au mitan des années soixante dix, dont la conception remonte avant la crise de l’énergie, permettent de nos jours de rouler au long cours confortablement, en sécurité, et en ménageant la consommation dans le cadre légal actuel.

 

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