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CRISE ET BERLINETTE. 8 octobre, 2008

Posté par P7R dans : Catégorie Générale,Technique , 14 commentaires

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2 modèles mythiques, à gauche une 1600SI (I pour Injection), à droite une 1600SC (C pour caburateurs) pour l’année 1974.

 

Depuis peu il s’est ouvert sur le Forum Alpine Renault (FAR sur www.alpinerenault.com) un post sur l’influence éventuelle de la crise financière actuelle sur le cours de la berlinette vaste sujet certes encore qu’un peu frivole comparé aux vrais dégats que risqu d’entrainer cette crise si elle se maintient et s’agrave.

Jusqu’ici selon le sacro-saint principe de l’offre et de la demande, l’offre c’est à dire les berlinettes à vendre étant faible et la demande c’est à dire le potentiel des acheteurs en accroissement, les sommets atteints lors des dernières transactions illustraient le propos prêté à notre regretté Jean Rédélé « il vaut mieux investir dans une Alpine qu’en Bourse ». Une valeur refuge en quelque sorte au même titre qu’une oeuvre d’art, étant entendu qu’il n’y a pas de rentabilité à proprement dit, mais la certitude de garder au pire son capital, ou de le voir augmenter au mieux en espérant la culbute au moment de la revente. Ceci étant la théorie et ne s’appliquant que dans le cas de propriétaires spéculateurs Dans la pratique nous sommes loin de ce schéma, bien heureusement, car la grande majoité des propriétaires de berlinettes sont des vrais passionnés et peu leur chaud finalement sa valeur financière, la valeur sentimentale l’emportant largement. D’ailleurs en tapant ces lignes je réalise que personnellement n’étant ni acheteur, ni vendeur, mais seulement propriétaire depuis des lustres de « Jaune Vanille » je peux effectivement me draper dignement de la blanche hermine de l’Objectivité tout en admettant la vacuité de mon propos qui ne tient compte des passionnés qui rêve de s’offrir le joyau de la marque dieppoise et qui doivent donc tenir compte de la variation financière de ce dernier.

Jusqu’à ces derniers temps il y avait un hiatus de fait entre les différentes cotes des revues spécialisées (en schématisant 25 à 30000 euros pour une 1300VC et 40 à 45000 euros pour une 1600S ou SC ou SI) alors que dans la pratique les valeurs des négociations se faisaient sur une base de +50% par rapport à la cote. L’année dernière l’ami Alain m’a signalé lavente dans un garage spécialisé monégasque d’une sistership de JV à savoir une 1600SC 1974 Jaune Vaniile à 90000 euros !!! Et en ce moment même sur E-Bay une annonce pour une 1600S blanche 1971 avec 6900 kms (!!!) au prix de 85000 euros, le prix étant toutefois négociable. Pour ma part j’eusse préférré que cela soit le kilométrage qui soit négociable car cela me gêne un peu un si faible kilométrage (moins de 200 kms de roulage par an en moyenne…ou alors une très très longue immobilisation ce qui n’est pas rassurant non plus) et un compteur à 106900 kms m’aurait rassuré sur le coté pureté de l’histoire de l’engin.

CityHunter qui a galéré pour trouver sa 1600S export Italie, voiture qui est en cours de restauration, pense que la demande va rester supérieure à l’offre et cela va donc continuer à peser sur le prix d’une A110. Pour sa part G.Verzier pondère en faisant remarquer que la crise financière entraine des autres priorités pour les acheteurs, les passionnés comme les spéculateurs, et que de plus comme il s’agit d’un marché très étroit il ne risque pas d’y avoir de grosses variations tant à la baisse qu’à la hausse. Il craint toutefois les effets colatéraux qui pourraient amener quelques propriétaires confrontés à de graves problèmes financiers à se séparer le coeur fendu de leur précieuse berlinette.

Quant à Stéphane (1600SI vert émeraude de 1974) et PhL ( 1600S bleu Alpine de 1971) ils me rejoignent dans la catégorie des « blasés-égoïstes-qui-en-ont-une » et qui ne pensent qu’ à rouler avec.

Si on considère que les Bourses ont perdu en moyenne 30% depuis le début de l’année et en appliquant toutes choses égales par ailleurs le même coefficient de perte, cela nous fait la 1300VC autour de 30000 euros et la 1600 autour de 60000 euros, ce qui restent des valeurs encore hautes. Mais encore une fois il s’agit d’un marché très étroit (combien de transactions par an ? de l’ordre des dizaines et sûrement moins de 100) et affecté d’un paramètre émotionnel et donc irrationnel fort, ce qui affaiblit tout ce qui est écrit précédemment. J’aurais tendance à pense, n’étant ni un gourou de la finance, ni le Nostradamus de la berlinette que faire un lien dans le titre entre « CRISE » et « BERLINETTE » a un coté fort surréaliste les 2 entités vivant sur différentes planètes.

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une 1600S derrière une 911 lors de la dernière Coupe des Alpes. La bleue a rattrappé la rouge et l’a même dépassé en matière de cotation financière. Qui l’eut crû ?

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Combien seriez vous à mettre pour cette 1600S de 1971 strictement d’origine ayant appartenu à Jean Rédélé et ici piloté par son fils Jean-Charles ?

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Quant à une A110 groupe IV (ici une très belle reconstruction) on arrive à la barre des 100000 euros. A vous d’évaluer une valeur de négociation pour les 3 légendes dieppoises sur cette photo.

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