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JAGUAR MARK VII (le félin apprivoisé) 30 novembre, 2008

Posté par P7R dans : Catégorie Générale,Récits , 1 commentaire

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Ce dimanche matin là, le froid et la neige n’invitaient guère à la balade en vélo en Ile de France sauf pour quelques Mohicans assez maso pour apprécier et savoir ainsi que le hasard peut bien faire les choses quand au détour d’une rue versaillaise on rencontre une exceptionnelle Jaguar Mark VII sans doute l’un des premières à voir les flèches d’indication de changement de direction.

Après le phénoménal succès du modèle d’après guerre le roadster XK120 capable d’atteindre les 190km/h (120 pou 120 Miles per hour soit l’équivalent de 190 km/h) avec son moteur 6 cylindres en ligne de 3l4 de cylindrée  développant 160CV, le patron de Jaguar William Lyons, qui n’était point encore Sir William (cela viendrait par la suite) estima qu’il fallait que sa firme développe une berline, grande routière confortable et performantes. Et comme on n’est jamais mieux servi que par soi même c’est lui même qui a dessiné la ligne intemporelle de cette berline 4/5 places la Mark VII. Malgré un poids imposant (1700 kilos) elle avait des performances exceptionnelles pour l’époque : vitesse maxi de 160 km/h et en accélération 0à 100 km/h en 13.4 secondes. ( Pour mémoire la plupart des berlines européennes plafonnaient à 140 km/h au début des années 50).

Paradoxalement ce modèle s’est frotté à la compétition et 2 Mark VII pilotés par les Français René Cotton (futur patron du service sport de Citroen) et Jean Heurteaux ont pris les 4ème et 6ème places du Rallye de Monte-Carlo 1952 et le grand Stirling Moss lui même a gagné plusieurs courses sur le circuit de Silverstone courses réservées aux conduites intérieures.

En 1952 mon parrain Louis possédait ce modèle et comparé à la Ford Vedette (V8 de 65 CV)de la famille j’étais bluffé par les accélérations et le luxe inouï de l’intérieur. Louis était un personnage extraordinaire, très bel homme avec une ressemblance marqué avec l’acteur Gary Grant en brun, qui avait eu une existence aventureuse en Mandchourie, en Chine puis en Indochine où pendant la guerre après avoir été torturé par la Kempétaï (une espèce de Gestapo nippone) il avait été fusillé et laissé pour mort. Par miracle il avait réchappé à cet évènement et considérant désormais qu’il était immortel il a passé le reste de sa vie à conduire des voitures puissantes qu’il poussait au maximum de leurs possibilités et quand il m’emmenait le roi était  mon cousin. J’ai toujours pensé que c’était de lui que je tenais mon amour des belles voitures.

Voici les photos de celle que j’ai eu la chance de rencontrer grâce à l’alliance du vélo qui incite à  musarder et du portable qui permet de saisir un moment de bonheur fugace.

dsc02958.jpg Sous cet angle on peut admirer le dessin de Sir Williams, avec cette particularité très british, les roues arrières masquées par des « fenders ».

dsc02960.jpg De trois quart avant la Mark VII dégage un sentiment de puissance maitrisée.

dsc02957.jpg Finalement cette ligne va être reprise sur des générations de berlines Jaguar.

dsc02967.jpg Le détail qui tue : la flèche qui sert d’indicateur de changement de direction.

dsc02962.jpg L’envol du Jaguar.

dsc02968.jpg A l’intérieur calme, luxe et volupté avec un environnement de cuir et de bois ; mais que fait cette roturière Twingo dans le décor ?

dsc02966.jpg Arrière fuyant où la taille du coffre est inversement proportionnelle aux volumes des feux arrières.

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