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TENTATIVE DE COMPRENDRE L INCOMPREHENSIBLE 26 décembre, 2008

Posté par P7R dans : Polémique , trackback

0f7127.jpg Très rare et UNIQUE spyder A110 sur base 1600S.

En exergue à cet article je voudrais citer :

Jean Rédélé (2005) : « il vaut mieux investir dans une Alpine qu’en Bourse »

Thomas Jefferson (1802) :

« Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d’abord par l’inflation, ensuite par la récession, jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison, sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquise ». 

Petit fils de banquier (mon grand-père a dirigé le Crédit du Nord au début du siècle dernier) fils de banquier (mon papa a fait toute sa carrière à la Banque Franco-Chinoise) oncle d’un banquier suisse (mon neveu après de longues années comme cadre à l’Union des Banques Suisses gère son propre cabinet en investissement) ayant fait des études commerciales mais ayant choisi des chemins de traverse qui m’ont finalement amené à diriger une PME d’une dizaine de personnes dont la fonction consistait dans le négoce et l’entretien des motos d’une marque connue de l’autre coté du Rhin. Je me sens à la fois intellectuellement capable de comprendre cette crise financière et en même temps complètement abasourdi par son déroulement et surtout le cocktail d’aveuglement, d’incompétence, de manque de morale, d’inconscience des hauts responsables.

Il me semble que la dérive doit remonter à une trentaine d’années quand chacun faisait son métier et où il n’y avait pas de mélange des genres. Il y avait des banques de dépôt pour gérer les intérêts, les besoins,et les différentes opérations des particuliers et des entreprises. Puis des banques d’affaires pour s’ocupper de la stratégie des grands groupes, des rapprochements et des rachats, ainsi que de la gestion des grandes fortunes. Et enfin les assurances avec pour les épargnants des contrats d’assurance-vie.

Tout s’est emballé quand en brandissant les bannières « Big is beautiful » « Mutualisation des risques » « Economie d’échelle » une série de regroupements et de rachats a donné naissance au concept de Bancassurance. Et surtout à l’intérieur des ces nouveaux monstres la montée en puissance des financiers qui rêvaient de faire plus d’argent avec de l’argent aidés en cela par les actions conjointes de la Fée Informatique et de sa cousine la Fée Internet. Normalement l’honnête homme aurait dû s’interpeller de découvrir que des « golden boys » pouvaient accumuler en quelques mois une fortune que nos parents mettaient parfois une ou deux générations de labeur pour y arriver. On venait d’entrer dans l’économie virtuelle.

Mais le sida fiancier avait déjà touché l’économie réelle quand dans les entreprises les directeurs financiers ont eux aussi pris le pouvoir et démontré à leur direction et aux actionnaires que les liquidités de l’entreprise investis dans des Fonds rapportaient plus que le métier historique de l’entreprise, entrainant ipso facto une valorisation faussée.

Il faut ajouter à cela le régne de l’opacité comme un jeu de bonneteau à travers des concepts sensés rassurer l’épargnant ou l’investisseur partant du plus simple, SICAV (société d’investissement à capital variable) aux OPCVM (organisme de placement collectif en valeurs mobilières) en passant par les FCP (Fonds commun de placement) le tout normalement contrôlé par des organismes gouvernementaux jouant le rôle de gendarmes, la SEC aux Etats Unis, l’AMF en France, et à la lueur des événements un seul cri : « mais que fait la Police ? »

Le scandale Madoff et l’affaire Kibeski ne sont que les premières illustrations, sans doute la partie visible de l’iceberg, de la dérive de la finance mondiale entrainant avec elle crise économique et sociale, car tout se tient.

De même que lors de l’arrivée du SIDA les esprits bien pensants pouvaient se rassurer en se disant cela n’arrive qu’aux homos, je suis atterré de voir dans mon entourage beaucoup me dire  c’est bien fait pour tous ces spéculateurs, ils ont joué, ils ont perdu, sans réaliser les malheureux qu’à l’insu de leur plein gré ils sont eux mêmes les victimes de ce sida financier à travers leur plan d’épargne, leur contrat d’assurance-vie. Car un Fonds s’appuie sur des Fonds qui s’appuient sur des Fonds qui doivent finir au choix dans le FSF (Fonds sans fond) ou le SY Fond.

Selon tout bon auteur policier de Chandler (Raymond) à Chase (James Hadley) en passant par Mac Bain (Ed) il faut chercher à qui le crime profite. Alors dans un scénario catastrophe j’imagine un Basam Dadu (le dictateur sanguinaire du Secret de l’Espadon d’ Edgar. P .Jacobs) un Docteur No (voir les aventures de Bond (James) ou tout simplement Ben Laden terré dans  une caverne ou sur une ile déserte avec une batterie de super-ordinateurs nourris de logiciels hyper-performants en train d’aspirer toute la richesse de la terre, c’est à dire touts ces milliards virtuels ou réels qui se volatilisent pour apparaitre au grand jour et nous annoncer que nous sommes les esclaves du nouveau Grand Maître.

PS : Cet article sans queue ni tête est dédiée à nos élites sorties des grandes écoles avec beaucoup d’hésitation dans le choix des qualificatifs dont nous devons les affubler : incompétents ? irresponsables ? malhonnêtes ? pourris ? véreux ? avides ? cupides ? inconscients ?

PS : à ce jour un seul financier ayant le sens de l’Honneur en a tiré les connséquences certes dramatiques, mais pas d’avalanches de démission chez les hauts responsables.

PS : Madoff est sous haute protection policière du FBI, à croire qu’une « famille » new-yorkaise ait investi dans son Fonds et donc lançé un contrat.

PS : La garde à vue de Jean Kibeski a été prolongée.(sans doute dans le souci de faire la vérité)

PS : Plusieurs victimes dans le cadre d’une « class action » viennent de porter plainte contre la SEC, ce qui fait  que si un Tribunal leur donne raison c’est l’Etat Fédéral (et donc le contribuable) qui devra payer la note !!!

PS : Je sais comme Conte de Noêl c’est un peu lugubre mais moins que celui du Père Noêl qui se prenait pour une ordure et qui  a occis toute une famille.

   

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