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UN « TITANIC » FRANCAIS. 23 novembre, 2009

Posté par P7R dans : Histoire,Récits , 80 commentaires

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 Tout le monde connait l’histoire du Titanic, vaisseau qui sombra lors de son voyage inaugural, et beaucoup moins connaissent l’histoire très proche du Georges Philippar, paquebot des Messageries Maritimes, construit à Saint-Nazaire, et prévu pour faire la ligne d’Extrême Orient et assurer la liaison entre la Belle Colonnie (l’Indochine) et la Métropole. Comme le Titanic, le Georges Philippar a connu une carrière trés brève car il a coulé suite à un incendie dans la Mer Rouge en mai 1932 sur le retour de son voyage ignaugural. Parmi les disparus le célèbre journaliste Albert Londres qui revenait d’un reportage à Shanghaï (Chine) sur le traffic de l’opium et c’est pourquoi on a pensé à un acte criminel imputable à une Triade, mais hypothèse non vérifié. Parmi les rescapés recueillis par de nombreux navires sur zone dont l’André-Lebon, madame Françoise Mazet femme d’un français Jean Mazet ayant fait fortune à la colonie . Il faut dire que la Dame en question était ma tante Françoise, soeur de ma mère Paulette, et que toute mon enfance a baigné dans le récit de cette tragédie familiale. Un détail m’avait frappé : dans le naufrage ma tante avait certes gardé la vie mais perdu tous ses bijoux et sa garde-robe ce qui était somme toute un moindre mal. Son mari plus agé et très amoureux avait immédiatement commandé les mêmes modèles  auprès de joaillers de la Place Vendôme et des grands couturiers . Et comme c’est la vie et qu’un bienfait est toujours sévèrement puni, quelques années plus tard ma tante quittait son mari pour partir avec son amant ; mais je ne suis pas Graham Greene ou Jean Hougron pour vous raconter la suite de ce roman vrai.Pour ceux intéressés par le naufrage du Georges Philippar voici les liens :

 

http://www.es-conseil.fr/pramona/gphilip2.html

http://www.esconseil.fr/pramona/gphilip.htm

 

gphili1.jpggphilip91.jpgDans le Port de Marseille au départ de son unique voyage. (photos collection de Bressy et Ramona, aquarelle de J.P Paoli)

A lire :

Albert Londres, mon père et le Georges Philippar

(Jean-Paul Ollivier) Entre fiction et document, ce livre de Jean-Paul Ollivier nous entraîne dans une aventure à la fois maritime, autobiographique et littéraire.Le Georges Philippar, bateau qui porte le nom du président de la Compagnie des Messageries Maritimes de son époque, n’acheva jamais son premier voyage. Il s’embrasa au large du cap Gardafui, là où l’océan Indien et la mer Rouge se rencontrent.
À son bord, se trouve Albert Londres, le célèbre reporter, de retour de Chine, se préparant à faire des révélations percutantes sur la guerre sino-japonaise. Nous sommes en mai 1932. Le circuit électrique du bateau a-t-il été saboté pour faire taire le grand reporter ?

Note de l’auteur du Blog :

Le naufrage du Georges Philippar fait partie de la saga de ma famille puisque ma tante Françoise était passagère à bord au moment du sinistre et mon enfance a retenu des détails en contradiction avec la vérité historique. Pour moi le paquebot avait sombré dans l’océan Indien, entre Ceylan et Singapore, et les rescapés avaient été recueillis par le « André-Lebon » et avaient débarqué à Singapore. Toujours dans mes souvenirs Jean Mazet avait affrété un avion pour se rendre de Saigon à Singapore afin de retrouver sa femme et la consoler en lui promettant de remplacer sa garde-robe et ses bijoux. Et en aucun cas il n’a été fait allusion à la disparition du grand reporter Albert Londres dans cette catastrophe. Fragilité de la mémoire et du témoignage humain !

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Photo de l’André Lebon prise au large de Djibouti (collection Ramona)

Pour ma part j’ai toujours le souvenir ému et précis (découverte du cinéma avec la projection du premier film de Jacques Tati : Jour de Fête.) de la traversée Marseille-Saigon avec escale à Suez, Djibouti, Colombo, Singapore avec pour final la remontée de la rivière de Saigon à partir du Cap Saint-Jacques en 1949 ou 1950. En relisant les archives des Messageries Maritimes je découvre une malédiction car comme le Georges Phillipar , l’André Lebon et le La Marseillaise ont sombré suite à un incendie.

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Le « La Marseillaise » sur la route de l’Extrême Orient.(collection Ramona).

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Au départ de Marseille en 1949, il se peut que je sois à bord avec ma famille pour rejoindre Saigon où mon père est en poste.

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Amboise au départ de Marseille, c’est sans doute sur ce paquebot que mon père rejoignit pour la première fois Saigon en 1922 ou 1923.

http://www.es-conseil.fr/pramona/marsaise.htm

ANTIGEL ET AUTRES INGREDIENTS 18 novembre, 2009

Posté par P7R dans : Humour , 1 commentaire

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Les deux Philippe surpris en pleine conversation  sur la qualité des différents breuvages offerts à la dégustation.

L’ami PhL qui ne laisse jamais un camarade dans le besoin et en manque d’ingrédients m’avait prévenu que pour les initiés cela se passait dans l’arrière salle comme au bon vieux temps de la Prohibition. Car effectivement il fallait être parmi les intiés pour profiter d’une soirée dégustation à base de vins de Bordeaux, d’Armagnac et de foie gras, sympathique manifestation initiée par la Baron Philippe de Bouglon et son épouse Béatrice. Parmi les privilégiés, une rapide enquête montrait que ces joyeux amateurs de bons vins et bonne chaire roulaient aussi en anciennes, en Alpine bien sûr, mais aussi en 911 (n’importe pas laquelle  une Carrera RS de 1974) en Rumi (fantastique scooter des années 50 dont le moteur rugissait à des régimes incroyables) en Dyna Junior, Vespa et autres BMW.

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Sous le regard de Madame la Baronne, François responsable de la fameuse campagne des ronds rouges pour le lancement de la marque Elf et par ailleurs propriétaire d’une rare et estimable Porsche 911 Carrera RS de 1974, en admiration devant le contenant et le contenu.

Les embarras de la circulation provoqués par la visite intempestive d’un grand de ce monde a certes provoqué un retard à l’allumage, sauf pour P7R qui avait abandonné sa Jaune Vanille au profit de sa moto BMW R1150R et par le passage en forçe par les voies de bus et quelques trottoirs avait pu pointé à l’heure pour se rendre grâce aux précieuses indications fournies aux seuls intiés dans une arrière salle du quartier des Halles et ainsi assiter à l’ouverture de quelques bouteilles, la dite ouverture provoquant ipso facto l’arrivée des retardataires.

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Derrière Monsieur le Baron une présentation des différents Armagnacs du Chateau du Prada.

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Symphonie de Jaune sur le toit de JV.

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Collection de récipients : quel est l’intrus  ?

Bonne (ou mauvaise ?) nouvelles les commandes seront adressées par notre charmant fournisseur chez …Phl !!!

Pour les curieux et amateurs intéressés :

Baron Philippe de Bouglon, Chateau du Prada 40240  Labastide d’Armagnac 
France
Tél : 05 58 44 60 60
http://leprada.com/page7.htm 

Informations pratiques : 3 chambres et 1 suite. Suite du Roi pour 1 à 4 personnes : de 74 € à 119 €, chambre Louis-XVI pour 1 à 2 personnes : de 64 € à … 73 €, chambre jaune pour 1 à 2 personnes : de 63 € à 72 €, chambre du Chasseur pour 1 à 2 personnes : de 47 € à 56 €. Table d’hôtes sur réservation : 21 €, menu enfant moins de 10 ans : 11 €. Organisation de réception, séminaires, réunions, mariage.   

Jean de Bouglon, procureur du roi et gouverneur d’Eauze, épouse en 1728 la fille d’un bourgeois de Labastide. Leur fils fait ériger la terre du Prada en seigneurie et fait construire le château vers 1764 par l’architecte Victor Louis. Au XIXe siècle, Barbey d’Aurevilly séjourne dans le château. Le corps de logis est à 2 niveaux et neuf travées de fenêtres aux encadrements de pierre. Huit générations ont grandi dans le château, aujourd’hui, de-meure vinicole d’exception. Le vignoble s’étend sur 2,5 ha. Voilà 5 ans, Philippe et Béatrice de Bouglon décidaient d’ouvrir les portes du château, afin de préserver ce bel héritage. Les chambres d’hôtes donnent sur le parc. La table d’hôte est reconnue pour la finesse de ses plats maison, illustrant au mieux la gastronomie gasconne.

 

ORIGINAL CALENDRIER DE LA POSTE 16 novembre, 2009

Posté par P7R dans : Récits , 8 commentaires

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Au recto du calendrier une berlinette en tenue bleue Alpine…

Non, vous n’avez pas d’hallucinations, ce calendrier n’est pas le fruit du montage d’une photo Alpine sur un calendrier de la poste, il s’agit d’un original, et il ne serait pas en ma possession sans la dernière réunion de Gazoline. Le hasard, toujours le hasard, il suffisait de rencontrer Pascal au volant de sa Peugeot 203 de 1958 pour élucider le mystère de ce calendrier un peu spécial. La Dame de Pascal est facteur (factrice ?) de son état et chaque année pour la traditionelle tournée des étrennes elle commande des calendriers selon des modèles proposés par l’imprimeur retenu, ce fameux calendrier des postes imagé en général par des meutes de chiens et/ou des chatons toujours craquants. C’est là que notre Pascal curieux découvre que dans le choix des images il y a des voitures anciennes qu’aucun facteur ne retient car peu de chances d’être retenues par la grande majorité des clients. Mais un Gazolineur comme Pascal se dit qu’avec des calendriers « voitures anciennes » lui il aura des clients. Malheureusement pour moi ce dimanche il avait épuisé son stock…mais il me rappelait dans l’aprés-midi pour me dire que chez lui quelques calendriers étaient encore disponibles. Jaune Vanille étant encore dehors, le moteur  tiède, j’ai fait une rapide navigation pour rejoindre Pascal, navigation simplifiée par le fait que notre aimable Gazolineur se trouve être voisin de l’ancienne adresse de Dame Nicole, celle à la Mercedes (voir  http://patrickseitert.unblog.fr/2008/12/13/bye-bye-mercedes-histoire-dune-relation-particuliere/) et c’est ainsi que je suis retourné sur « les lieux du crime ». El le plus incroyable c’est que j’ai découvert au verso….la photo d’une SM Maserati, moi qui suis propriétaire d’une A110 et d’une SM, belle histoire n’est il pas ?

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et au verso une Maserati SM en tenue Rouge Grenade.

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Le même calendrier en situation dans l’atelier-garage de Jaune Vanille et ses copines.

Pour les lecteurs curieux je suggère ce retour vers l’article : http://patrickseitert.unblog.fr/2008/08/04/mercedes-280-se-citroen-sm-maserati/

GAZO EN TEMPS REEL 15 novembre, 2009

Posté par P7R dans : Récits , ajouter un commentaire

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Si l’ouverture se fait pour une fois sur une voiture autre qu’une Alpine, c’est tout simplement pour affirmer qu’il peut y avoir une autre vie pour le Gazolineur qu’en berlinette et qu’en plus on peut y trouver de très bonnes affaires comme cette Mustang Fastback en état « nickelchrome » et pour un prix fort raisonnable surtout comparé au prix pratiqué pour une simple carte grise de A110. Disons que pour 2 cartes grises A110 on pouvait repartir au volant de ce trés désirable coupé. Pour les matinaux à voir la pluie visqueuse en Ile de France le sentiment premier était qu’il y aurait peu de monde à Bailly et une fois de plus la magie a joué avec retournement de la météo et petit soleil avec ciel bleu, un grand classique en sorte de nos réunions oecuméniques pour amateurs d’anciennes.

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Une nouvelle dans le club, cette très belle A310 V6 bleu Alpine complète …avec son compresseur.

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A110 1300VC de 1975, à l’éat neuf, fraichement sortie de la cabine de peinture;;;mais avec son autocollant authentifiant la noble origine de la bête.

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Le camarade François peaufine et n’en termine pas de terminer sa 1300VC origine des Pays-Bas.

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Gwengui, notre Modérateur déclare le Bar(linette) ouvert : café, croissants, gateau, et remontants à base d’antigel, sans oublier la topette avec le A fléché.

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Encore une belle A110 1300VC fidèle habituée de la réunion francilienne.

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L’ami Laurent, un fidèle, était venue avec sa A310 V6 1979 à la tête de l’escadrille du 95.

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Autre fidèle de la réunion , le camarade Chritian et sa A310V6 1981 toujours en forme impeccable.

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Aussi fidèle notre Modérateur du FAR et sa GTA V6 Turbo.

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Jacques avait provisoirement abandonné son A110 Dinalpin pour cette concurrente, CG Simca 1200S.

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Superbe A610 V6 Turbo, nouvelle venue et pas eu le temps de faire connaissance avec son propriétaire.

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Datsun 240Z 1969, coupé sportif emblématique d’une époque avec son 6 cylindres en ligne et sa batterie de Weber.

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La superbe Mustang qui fait l’ouverture de cet article est à vendre et la demande du vendeur semble fort correcte vu l’état de cette auto très emblématique.

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Petit clin d’oeil dans mon rétrovisuer personnel car j’ai eu cette même R16TL en 1966, voiture remarquable pour tracter un dériveur de compétition et traverser la France pour se rendre aux différentes compétitons…avec un Honda Monkey dans le coffre, opération de chargement facilitée par le hayon (une première) et le siège arrière rabattable. Un peu juste en puissance (55CV DIN et 145 km:h, un passage chez le magicien Pierre Ferry à Asnières permettait de gagner prés de 20CV et 15 km/h et ainsi de taquiner les DS21 injection.

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Pour les puristes et les inconditonnels des idées de Chapman et de Rédélé, une Lotus Seven est aussi désirable qu’une berlinette.

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Et si Alpine a disparu par la faute d’une mère indigne, Lotus continue et l’Elise perpétue le fameux concept poids/puissance avec effort prioritaire sur le premier élément.

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Où on retrouve cette fameuse TR6 habituée du blog de Jaune Vanille. (voir : http://patrickseitert.unblog.fr/2008/11/03/tr6-lultime-vraie-triumph/

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Coupé BMW 2002, où comment on est rattrappé par son passé d’ancien concessionnaire, cette belle auto appartenant à l’un de mes « meilleurs ennemis » JMC patron du département BMW  France Motos. Comme quoi un homme qui roule en ancienne ne peut être foncièrement mauvais ! Le 4 cylindres en ligne alimenté par carburateur développe 100CV DIN.

 

UN BON CHOIX (écologico-paradoxal) 3 novembre, 2009

Posté par P7R dans : Polémique , 25 commentaires

Je vous recommande la lecture de cet article de l’américain Joe Eaton paru sur le site www.slate.fr car il présente de manière jubilatoire et iconoclaste un moyen de lutter contre la pollution automobile et en remplacant Porsche par Alpine je suis jaloux de ne pas avoir pensé à écrire ce genre d’article. Alors attachez vos ceintures car cela décoiffe, même si tout n’est pas si simple dans la réalité.

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C’est une journée d’août étonnament fraîche pour la saison, et je fonce dans les virages d’une deux voies, bien installé au volant d’une Porsche 911 argentée de 1966. Son propriétaire, assis à la place du passager, col de chemise relevé, tente d’adopter un air nonchalant alors que j’accélère et que je passe la troisième. Les arbres deviennent flous.

«Il y a des radars par ici» me prévient-il. «Vous feriez peut-être mieux de ralentir.»

Il a raison, et pas seulement à cause des radars. S’il est tentant de laisser la Porsche dépasser les 130 km/h, il est plus facile de repérer les défauts d’une voiture de seconde main à vitesse plus réduite, quand le vent et le bruit du moteur ne couvrent pas les frottements, cliquetis et autres secousses.

D’un pur point de vue logique, en termes de moyen de transport pratique, la fusée en forme de crapaud que je suis en train d’essayer est un choix effarant. Elle est aussi difficile qu’onéreuse à réparer, et vomit du carbone comme une vraie usine à charbon. Elle ne dispose que de ceintures ventrales, pas d’airbag et pèse moins lourd que le tiers d’un gros 4X4. Avec ça, une collision frontale ne pardonne pas. Pourtant elle est incroyablement belle, et c’est exactement ce que je cherche. Je bave devant la Porsche 911 depuis que j’ai 10 ans. Et j’ai enfin le moyen de faire une place à cette voiture dans ma vie.

Au printemps 2007, ma femme et moi avons vendu notre Volvo et avons choisi les transports en commun. Depuis, fini les embouteillages, le garage, l’essence et les frais d’assurance. Avec l’argent économisé, j’ai ouvert un compte en banque «hot rod» [voiture ancienne bricolée] dédié à la conduite plaisir. Les transports en commun financent ma Porsche.

Je parcours 32 000 km chaque année entre ma maison à Baltimore et mon travail à Washington D.C. Je prends le train et le métro. Les billets (plus les voitures de location pour les vacances, le bus, les pneus de vélo et un taxi de temps en temps) me coûtent autour de 3 100 dollars par an soit 6 000 dollars de moins qu’en Toyota Camry. Je verse la différence dans mon fonds Porsche.

Comme beaucoup d’Américains, j’adore conduire. Mais dans les grandes villes et leurs environs, «conduire» signifie généralement rouler au ralenti dans les bouchons, prisonniers de voitures aussi utilitaires et peu inspirantes que des lave-linges. C’est abrutissant et sale. Et c’est cher, aussi. Selon l’American Automobile Association, si je devais effectuer mes 32 000 km de transports dans une Toyota Camry, je dépenserais 9 100 dollars par an en essence et en frais comprenant l’assurance, l’entretien et la dépréciation. S’il y avait un indicateur sur le tableau de bord pour mesurer l’argent dépensé à chaque mile parcouru, l’aiguille serait bloquée à 45,5 cents. Et, selon les statistiques du ministère des Transports, ces trajets libéreraient plus de 6 800 kg de CO2 dans l’atmosphère. Une Toyota Prius réduit ces chiffres quasiment de moitié-un petit coup de vert, mais rien comparé aux transports en commun associés à quelques virées le week-end dans une voiture classique.

À l’instar de nombreux anciens ados amateurs de hot rods, j’ai vu le quotient de coolitude de mes voitures baisser à mesure que ma carrière professionnelle et mes aspirations s’élevaient. J’ai grandi dans les années 1980, dans une ville à une heure au nord-est de Détroit. À 16 ans, je faisais le tour du centre-ville le samedi soir dans un pickup Chevrolet de 1960 que mon père et moi avions repeint en rouge. Ensuite ce fut une Chevrolet Nova 1963. À la fin de mes études, je conduisais une Plymouth Belvedere 1966 avec un V8 de 440 cubic inches sous le capot et un pont arrière positraction-l’une des voitures les plus rapides parmi les plus rapides de ma classe. J’adorais ces voitures qui m’inspiraient une vraie tendresse, comme des petites amies de lycée, bien que toutes m’aient laissé en rade au bord de la route plus souvent qu’à mon tour.

La chute dans la catégorie des génériques m’est arrivée quand j’ai vendu la Plymouth pour payer l’université. Elle s’est poursuivie au cours des 17 années qui ont suivi dans un brouillard de Volkswagen, Subarus et même une Chevrolet Cavalier bleu clair particulièrement atroce. Après notre mariage, ma femme et moi avons eu deux Volvo, à chaque fois le pur symbole du break comme moyen de transport sûr, fiable et insipide. L’agréable grondement du tuyau d’échappement des vieilles voitures continuait de me faire tourner la tête, mais une suceuse de carburant ne convenait pas à mon style de vie.

Si l’on doit croire ce qu’affichent les autocollants des pare-chocs, les autos gloutonnes en carburant ne devraient convenir à aucun style de vie. Les hot rods, comme les SUV, symbolisent les mauvaises politiques de l’anti-écologie. L’industrie automobile, ravie de commercialiser ce sentiment, a réagi en proposant des voitures frugales en carburant, des hybrides ou tout électriques, et promet des véhicules «encore plus verts.» Pourtant, abandonner votre Prius et mettre une voiture ancienne dans votre garage est peut-être la meilleure chose à faire pour la planète.

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 Georges Pompidou un Président « écologique » sans le savoir qui roulait avec sa Posche 356.

Les données scientifiques montrent que réduire le kilométrage effectué dans des automobiles personnelles est bien plus efficace pour diminuer les émissions de carbone qu’améliorer la consommation d’essence. Et c’est exactement l’effet d’une voiture complètement inadaptée aux transports quotidiens. Conduire une voiture ancienne pour une bonne petite virée de temps en temps, c’est comme savourer un cookie tout chocolat au lieu de s’envoyer une boîte de confiseries réduites en matières grasses. Un petit bout ça ne peut pas faire de mal. Et c’est bon pour le moral.

Abandonner la voiture comme moyen de transport quotidien peut sembler décourageant, mais se défaire ce cette habitude est assez simple, au moins en ville, où l’accès aux bus, au métro, aux taxis et aux pistes cyclables fait de la possession d’une voiture une marque de paresse suprême. Le samedi, j’enfourche mon Trek pour parcourir les 4 kms jusqu’au magasin d’alimentation Whole Foods et je rapporte les courses à la maison dans un grand sac à dos de randonnée. Les conserves et autres produits lourds vont dans le fond. Les tomates et les pêches sur le dessus. Quand il pleut ou qu’il neige, je prends le bus.

Si cela vous semble une corvée, voyez plutôt mes amis qui ont une voiture-les tickets de parking, les sabots, les fenêtres brisées, les rétroviseurs en miettes et les objets volés. La conduite en ville est chère, frustrante et sale. Pourtant, même les Américains les plus progressistes continuent de payer l’impôt automobile pour un véhicule qu’ils n’aiment pas.

Dans Risky Business, le personnage de Tom Cruise s’affranchit avec l’aide d’une très belle prostituée et d’une voiture stupéfiante. Pour cet adolescent rural, la Porsche 928 au nez de requin qui finit dans les eaux du Lac Michigan est pratiquement aussi exotique que Rebecca De Mornay. Et tout aussi hors de portée. En 1983, un modèle de base de la Porsche 928 coûtait presque 40 000 dollars, soit le prix d’une jolie maison dans ma ville.

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Une Porsche 928 et Rebecca du Mornay, où quand un jeune acteur inconnu Tom Cruise s’éclatait !!!

Un quart de siècle plus tard, beaucoup d’anciennes voitures de rêve, la Porsche 928 comprise, sont retombées au prix d’un bon vieux minibus d’occasion. De superbes 928 partent aujourd’hui pour 10 000 dollars. Un exemplaire correct en vaut la moitié. Mais quand quelque chose casse, la réparation est très chère, en imaginant que vous trouviez un garagiste qui se souvienne comment travailler sur une machine de cet âge-là. La lutte pour entretenir une voiture de sport servant au quotidien a poussé plus d’un propriétaire dans un siège d’Hyundai. Les voitures anciennes, ce sont des jouets, pas des moyens de transport.

Certains ont les deux. Ils effectuent leurs trajets réguliers dans des cocons climatisés à transmission automatique et gardent leur décapotable du week-end bien au chaud dans le garage. La plupart d’entre nous, cependant, sont obligés de faire un choix. Et la plupart ne font pas le bon. Quand ma Porsche tombera en panne, je la désosserai pour la réparer. Si elle est immobilisée pendant un an, j’irai au travail comme d’habitude-en train.

Au bout de deux ans et demi, mon compte affiche 15 000 dollars. Je ferais sans doute mieux de tout investir à Wall Street ou de rembourser mes prêts d’étudiant. Au lieu de ça, j’ai fait des essais au volant de Porsche vintage sur la Cote Est, passé un temps fou au téléphone avec des propriétaires dans des États aussi lointains que celui de Washington (côte ouest), et perdu des heures de sommeil à écumer Internet à la recherche de la «bonne».

Alors que je fuis la ville à toute berzingue dans la Porsche 1966 à la vitre latérale lézardée, c’est le moment de prendre une décision. Cette voiture, c’est la Porsche parfaite pour les 16 000 dollars qu’en demande son propriétaire. Mais ce n’est pas cher pour ce modèle, et il y a une bonne raison à cela. Une bulle de peinture au-dessus de l’aile arrière révèle une carrosserie en mauvais état. Des boursouflures de rouille apparaissent sous les portières. Pire encore, le propriétaire ignore combien de kilomètres affiche le moteur refait.

C’est une version magnifique, mais très imparfaite, de la voiture de mes rêves. Je vais vers un terrain vague, je me gare et je prends la place du passager. Le propriétaire me reconduit au métro. Et mon compte hot rod continue de grossir.

Joe Eaton, journaliste à Washington.

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Une petite route de montagne l’hiver, une fusée jaune, vive la voiture écologique. (photo  Manfred)

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