LA ESSE ESSE DE L AMI JACQUES 20 octobre, 2008
Posté par P7R dans : Histoire , 5 commentairesUne vraie bombe cette Abarth
Notre ami Jacques qui roule dans une superbe berlinette 1600SX nous a fait la surprise de venir avec un petit bijou, une Fiat Abarth 695 le mythique modèle Esse esse qui a gagné dans sa catégorie le championnat d’Europe des Rallyes. Jacques qui a un certain sens de lh’umour nous a fait remarquer qu’il avait connu avec ce modèle TOUTES les pannes qu’il a connu séparément sur d’autres modèles ; mais même si cette bombinette lui a ainsi offert un concentré de toutes les pannes il l’aime, il l’adore il l’adolatre et il arrive même à mettre son vélo à l’intérieur !!! quand il veut aller s’oxygéner à la campagne.
695 esseesse c’est écrit sur le tableau de bord
Sous la jupe comme chante Souchon l’adorable petite Flatou qui est ici assez vitaminé pour propulser l’engin à plus de 140 kmh.
Un tableau de bord très suggestif.
Il faut admirer le système de parallélisme des EG de l’accessoiriste Gianini, toute une époque revit à travers ce détail
POLITIQUEMENT (IN) CORRECT (SUR UNE IDEE DE PHL) 26 septembre, 2008
Posté par P7R dans : Histoire , 28 commentairesC’est avec une voiture analogue que Claude Lelouch s’est rendu à son rendez-vous filmé.
En septembre 1976, Claude LELOUCH, tournait à la va vite un film ébourriffant relatant la traversée de Paris à toute allure d’une voiture se rendant de la porte Dauphine à Montmartre afin d’arriver à l’heure du rendez vous de la Dame de coeur du conducteur. Pour ceux qui ont manqué la séance à l’époque ce film complètement déjanté peut être vu sur www.Gazoline.net ou sur www.fr.youtube.com et un bon conseil : attachez vos ceintures.
Claude Lelouch à l’époque du tournage.
Au moment de la sortie de ce court métrage en première partie des séances de cinéma de nombreuses questions se sont posées et c’est seulement aujourd’hui qu’on peut y aporter des réponses pertinentes.
1) Le cinéaste avait il l’autorisation des services de la Préfecture et surtout une neutralisation du parcours ? Non car l’idée de ce film lui est venue subitement et il a décidé de le réaliser immédiatement au petit matin pour éviter un afflux de traffic avec seulement 2 assistants, et un 3ème Elie Chouraqui posté aux guichets du Louvre seul endroit où il n’y avait aucune visibilité. Toutefois le pilote a dû improvisé par rapport à l’itinéaire retenu, par exemple en abandonnant la montée de la rue Lepic bouchée par un camion de déménagement.
2) La voiture utilisée est une FERRARI. Non la voiture utilisée a était une Mercedes 450SEL, voiture perso du cinéaste, avec un moteur de 225CV, pouvant atteindre 225km/h et surtout une suspension hydropneumatique plus adpatée sur les mauvais revêtements pour la caméra embarquée. La vitesse de 200km/h a été atteinte dans la montée de l’avenue Foch. Toutefois la prise de son a été refaite avec une Ferrari le bruit de son moteur étant beaucoup plus « suggestif » que celui du V8 germanique.
3) La voiture était pilotée par un pilote de renom. On a évoqué les noms de Jean Pierre Beltoise, Jacques Laffitte, Jean-Paul Jarrier pour cette traversée à la limite. Faux archi faux c’était bien Claude Lelouch lui même au volant assisté dans la voiture de son chef opérateur et de son preneur de son.
4) A la sortie du film y a t’il eu des suites judiciaires ? Le cinéaste a été convoqué à la Préfecture où s’il fait remonter les bretelles par un fonctionnaire, fan de cinéma et de belles autos, donc cela n’a pas été plus loin. Epoque où il faut se souvenir que les Présidents de la République (G.Pompidou et VGE) étaient eux-mêmes amateurs de voitures sportives.
5) Un clin d’oeil prémonitoire. Avant de stopper devant les esacaliers du Sacré-Coeur la Mercedes passe devant la petite église Saint-Pierre de Montmarte où a eu lieu la cérémonie des adieux à Jean Rédélé en aout dernier
6) Un « remake » du film serait-il possible de nos jours ? Le nombre de radars installés sur le parcours permettrait de désigner IMMEDIATEMENT le responsable de cet acte « abominable » qui se verrait illico presto jeté en prison, déchu de son permis et sa voiture saisie. Et le chef de l’Etat entre un discours sur la crise financière et un autre sur l’invasion du BUKISTAN s’en fendrait d’un autre pour pourfendre les irresponsables et les fous qui mettent en danger l’avenir de la Nation.
Car comme entre deux mots il faut choisir le moindre notre société a choisi de limiter la Vitesse au lieu de la connerie humaine. Amen !
DES DAMES ET DES MOTOS 6 août, 2008
Posté par P7R dans : Histoire , 29 commentaires
A l’attention de la gente masculine en général et de Kobe et Antoine en particulier, ces documents attestent que Dame Isabelle et Dame Nicole aiment les grosses…cylindrées of course et n’ont pas besoin d’un mécanicien perso pour les aider à rouler.
La photo du haut, une Yamaha 600XJ au mitan des années 90, moto que j’ai vendue à Dame Nicole et avec laquelle (la moto pas la Dame) nous n’avons eu que des soucis. C’était une capricieuse des démarrages en hiver.
Sur la photo de gauche Dame Isabelle se relaxe sur une BMW R75/5 équipée du fameux « nez de cochon » photo prise en 1982 ou 1983.
Sur la photo de droite Dame Nicole assise fièrement sur une Honda Goldwing 1000 à Brands Hatch en 1977. Par ailleurs la même Dame a aussi piloté ma Honda CBX1000 6 cylindres à l’occasion.
Sur le dernier document noir et blanc : Dame Nicole et Dame Isabelle sont sur une moto, l’une pilote, l’autre pas, qui est qui ?
En PS cette photo qui a une longue histoire car envoyée par Kobe pour Mademoiselle Kekelle, la fille préférée et donc unique de Dame Nicole, photo perdue par votre serviteur, renvoyée par Kobe toujours à l’attention de la même personne qui envisage de passer son permis moto. Cela n’engage que la responsabilité du sieur Kobe.
MERCEDES 280 SE / CITROEN SM MASERATI 4 août, 2008
Posté par P7R dans : Histoire,Technique , 4 commentairesCes deux voitures de haut de gamme ont été conçues à la même époque, juste avant le choc pétrolier marquant la fin des « Trente glorieuses », l’une a été une réussite commerciale, l’autre a connu un bide relatif qui a participé à la déconfiture de la marque aux chevrons, mais leur prix et leurs prestations devaient attirer une clientèle désireuse de performances dans le plus grand confort. Et comme j’ai la chance en ce moment d’avoir ces 2 modèles sous mon toit et de rouler avec il m’a semblé instructif 35 ans après de me faire un petit comparatif. Attachez vos ceintures.
Présentation générale :
Ces 2 voitures se présentent comme du haut de gamme et s’adressent à une clientèle cossue qui aime à voyager vite et en toute sécurité.
La Mercedes 280SE présente une ligne classique en 3 volumes, 4 portes, moteur en position avant et propulsion, rien que du classique avec une qualité de finition irréprochable (à part le coté « bonjour tristesse ») tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Le modèle présenté ici est totalement dans son jus et il semblerait que le ravage des ans soit passé à coté.
La Citroen SM, grand coupé GT, avait une ligne à couper le souffle lors de sa présentation, avec ce long capot digne d’une piste d’aterrissage, sa grande verrière abritant 6 phares et un arrière fuyant, le tout donnant une impression de pénétration dans l’air sans effort avec bien sûr un motorisation traction avant, la plus puissante en son temps pour ce type de motorisation. Par contre ce modèle a moins bien vieilli et a nécessité une restauration carosserie il y a une quinzaine d’années.
sur ces 2 vues on distingue bien les oppositions de style.
Motorisation et performances :
Un moteur 6 cylindres en ligne de 2700cm3 en position avant avec injection électronique développant 185CV DIN à 6000 tours/minutes, accouplé à une boite automatique pour la Mercedes 280SE.
Un moteur V6 d’origine Maserati de 2700cm3(en 1968 pendant que certains cherchaient la plage sous les pavés Citroen était devenue propriétaire de Maserati et avait commandé à l’ingénieur Alfieri ce moteur V6) en position avant, alimentation par 3 carburateurs double corps Weber, 170 CV DIN à 6200 tours/minute, accouplé à une boite 5 vitesses manuelle.
Le poids (1450 kgs pour la SM, 1620 kgs pour la Mercedes) et l’aérodynamisme expliquent que malgré une motorisation moins puissante la Citroen soit beaucoup plus rapide (220km/h) que l’allemande (195 km/h) et ces performances permettent aux 2 voitures d’être toujours à l’aise dans le trafic actuel.
Sous le capot de l’allemande c’est la rigueur, la simplicité, la fonctionnalité ; dans la SM cela fait un peu « usine à gaz ».
A l’intérieur :
Cela respire le luxe, le calme et la volupté avec du cuir.
Cuir noir, sièges profonds, véritable 4 places (les passagers arrières ont vraiment de la place pour étendre les jambes) coffre généreux pour les bagages de madame, tableau de bord austère mais complet, pas de surprise on est vraiment dans une Mercedes.
4 places confortables, un coffre spacieux, un environnement austère.
A bord de la SM curieusement l’ambiance est plus « rock and roll » et tranche avec les habitudes de l’époque avec un tableau de bord très futuriste comprenant la plupart des instruments et une centrale d’alerte pour surveiller les fonctions vitales, et un volant de petit diamètre ; mais c’est une 2+2 et les passagers arrières même s’ils disposent de sièges confortables, ne doivent pas avoir les jambes trop longues. Quand au coffre avec la roue de secours surnommée « le pouf marocain » il faut que Madame fasse des efforts de sélection dans sa garde-robe.
Petit volant, 3 cadrans sous les yeux, levier de vitesses tombant bien sous la main, sièges arrières confortables mais justes pour les grandes jambes et un coffre déjà encombré.
Sur la route :
Il n’y a pas de surprise particulière quand on s’installe au volant de très grand diamètre de la Mercedes et on trouve rapidement la bonne position grâce au réglage du siège en vertical comme en horizontal. Un tour de clé et par la magie de l’injection le moteur démarre à la première sollicitation, d’ailleurs avec la très bonne insonorisation on l’entend à peine. Position D la voiture s’élance tranquillement et n’a aucun problème dans le trafic actuel d’autant que ses extrêmités sont faciles à visualiser. Accélérateur à fond, on n’entend pas le moteur rugir mais la poussée est très sensible pour une berline de ce poids ; en ligne droite les 4 freins à disque avec assitance ralentissent vigoureusement mais à la première courbe il y a un rappel à l’ordre avec une direction assistée qui a du mal à transmettre les réactions des trains roulants. On a compris cette voiture n’est pas faite pour attaquer et paradoxalement se trouve désormais fort à l’aise dans les conditions actuellles de limitation de vitesse car à 130 km/h le moteur ronronne gentiment et la consommation reste raisonnable (11l au 100).On a le sentiment rassurant de pouvoir traverser le continent en toute tranquillité.
Changement radical avec la SM sur laquelle toutes les fonctions dynamiques (suspension, freinage, direction) sont gérées par l’hydraulique . C’est la direction qui est ce qui surprend le plus avec un petit volant et une assistance inversement proportionnelle à la vitesse (DIRAVI) et rappel automatique. Au début c’est effectivement très surprenant mais rapidement le petit volant permet une sureté de trajectoire et même de balancer ce gros coupé dans des virages très serrés, les roues avant taillent la route et l’arrière suit sans souci…le tout dans un confort incroyable. Mais c’est dans les conditions extrêmes, pluie, grand vent latéral, ou même neige que la SM a été et reste encore la reine de la route.Un petit mot à propos du démarrage : surtout jamais de starter, après contact laisser la pompe électrique gaver les 3 gros double corps Weber puis démarrer avec des petits coups d’accélérateur. Bien surveiller le compte-tours car le moteur grimpe dans les tours et atteint rapidement la limite autorisée dans un sympathique rugissement. Question consommation c’est politiquement incorrect, toutefois comme pour la Mercedes en respectant la limitation on se trouve à 10/11l au 100.
Conclusion (toute provisoire) :
Ces 2 belles autos représentatives de la technologie au mitan des années soixante dix, dont la conception remonte avant la crise de l’énergie, permettent de nos jours de rouler au long cours confortablement, en sécurité, et en ménageant la consommation dans le cadre légal actuel.
BMW 69S + SIDE CAR PRECISION COQUE BUFFLIER. 31 juillet, 2008
Posté par P7R dans : Histoire,Technique , 25 commentairesIl y a quelques mois j’ai fait la surprise de me présenter devant les habitués de Gazoline dans l’équipage ci-dessus car adepte de ce précepte shadockien « pourquoi faire simple, lorsqu’on peut faire compliqué?) il m’ a toujours semblé qu’un side (prière de bien prononcer saye’d) dans la mesure ou l’engin cumule les inconvénients de la voiture et de la moto se devait d’être visiter de plus près ; et d’ailleurs plutôt que de visite il vaut mieux parler de domptage car un side comme une berlinette cela se mérite et depuis 20 ans je m’essaie à dompter ce curieux engin. Il y a un test amusant, il suffit de prendre un bon pilote, moto ou auto, de l’installer à bord d’un side de choisir un espace vaste (pelouse, parking de grande surface, piste désaffectyée) et de regarder le résultat : désopilation garantie.
Je peux ajouter que la technique du side s’apparente parfois à celle d’un catamaran, tout est dans le feeling et le réglage des différentes commandes à disposition du barreur-pilote et comme dans le cas du cata il faut avoir cabané une fois ( cabanage = chavirage = se mettre sur le toit = faire casquette = descendez on vous demande etc…) pour connaitre lmes limites à ne pas dépasser.
Le side-car présenté a une histoire ou plutôt 2 histoires. Au départ j’ai racheté à l’excellent Pascal Maertens, chef d’atelier d’une concession BMW auto de la région parisienne ce side qui était tracté par une 50 série 2 avec un moteur de 600 le tout avec une carte grise de 50/2 sans mention de side-car. Ben voyons ! engin invendable sauf si P7R passe par là.
Quelques années plus tard c’est un autre excellent restaurateur Laurent Dumanoir qui me propose une superbe 69S un peu customisée avec un grand guidon. La 69S était à la fin des années soixante le modèle sportif avec moteur poussé et prenant 170 kmh et la reine de la route juste avant l’arrivée de la Honda 750. Et histoire de faire un mariage contre nature, mais un garcon qui a tracté un FD derrière une berlinette ne s’arrête pas à de tels broutilles, j’ai vendu la série 2 et j’ai accouplé depuis quelques années la 69S et le side. Ce dernier est de marque Précision célèbre dans les années 50 et qui a fourni les célèbres « cercueils » des livreurs de journaux. La coque est une Bufflier avec son fameuse queue de canard correspondant aux normes aéro de la fin des années 30.
La coque de marque Bufflier avec sa fameuse queue de canrd des années 30.
On distingue le moteur Boxer, les 4 attaches liant le panier au tracteur et en particulier les 2 réglages permettant de jouer sur le pincement et le carossage.
Ce que voit du panier l’équipier surnommé le « singe ».
C’est bien une R69S…c’est marqué par ce sigle délicieusement suranné et posé sur le garde-boue arrière.
Support siglé « PRECISION » pour aider à monter à bord du panier.
Une des surprise de Gazo lors de la réunion de mai 2008.
PS : Suite à quelques demandes dont une en commentaire ci-dessous, je tiens à préciser que mes joyaux de famille, A110 600SC Jaune Vanille et BMW R69S + side-car Précision coque Bufflier NE SONT PAS A VENDRE.
Donc affaire à traiter avec ma veuve éventuellement.(A ce sujet le side des livreurs de journaux était surnommé le « cercueil »).